BRÈVES INFOS : Ambassadeur Albert Shingiro : « Si le Burundi était isolé, il n’aurait pas tenu depuis avril 2015 »! , Le Burundi s’apprête-t-il à rompre ses relations diplomatiques avec la Belgique ? @Ikiriho.org / @Burundibwiza.com

NON À L’INVASION DE MON PAYS !

INVASION

@Burundibwiza.com mise à jour, le 25.01.2016 ( B-24 )

Par Pascasie Minani Passy

Queles autorités et le peuple burundais ne soient pas aveuglés par les délégations occidentales ni par lesva-et-vientdes dialogues et négociations. Tout ça, c’est du déjà vu au Rwanda en 1994. D’un côté, les négociations continuaient entre le Président Habyarimana et Kagame tandis que de l’autre, les plans du génocide et de la déstabilisation de la région des grands lacs d’Afrique avançaient. La cible n’était pas Habyarimana mais les ressources naturelles de la région en général, et celles de la République démocratique du Congo en particulier.Queles autorités burundaises se souviennent du rôle joué par la MINUAR (Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda) en 1994 - le rôle politique et militaire dont les conséquences pèsent jusqu’à date d’aujourd’hui sur les épaules et dans les mémoires des Rwandais (Hutus, Tutsis et Twas), des Congolais (tous les tribus) et des Burundais (Hutus, Tutsis et Twas). Ainsi, que chaque autorité burundaise dise« non à l’invasion de mon pays ». Nonà toutes propositions d’intervention des missions militaires sur le territoire burundais, sauf la mission d’observation. Même pour cette dernière, le nombre et l’origine doivent être bien étudiés. Après tout, personne ne peut mieux garantir la sécurité aux Burundais que les autorités burundaises.

Si la mission proposée par l’Union africaine viendrait pour prévenir le génocide au Burundi, il n’y aura pas de génocide dans ce pays. Donc, la raison officielle de la mission n’est pas valide. Il n’y a pas de génocide en cours ni en préparation et, il n’y aura pas de génocide au Burundi. En fait, deux simples raisons me poussent à le dire et à le répéter pour que le monde entier comprenne que dans les contextes ethnique, socio-politique et militaire comme ceux du Burundi, personne ne peut oser planifier ni exécuter un génocide. C’estimpossible.Pourquoi ? Premièrement, les deux principales ethnies sont dans l’armée et dans la police : les Hutus à 50%, les Tutsis à 50%. Dans la police, ces derniers sont à 40% et ces premiers à 60%. Au Sénat, 50% de chaque ethnie y siège. Au gouvernement et au parlement, les Tutsis occupent 40% des sièges contre 60% des Hutus. Cependant, s’il y a un groupe qui devrait s’inquiéter du génocide, ce serait celui des femmes car la Constitution du Burundi lui garantit un minimum de 30% des sièges au parlement tandis que les femmes représentent 52% de la population burundaise. Toutefois, elles sont assez représentées, en nombre, au Sénat. Deuxièmement, les trois principaux partis politiques du Burundi (CNDD-FDD, FNL et UPRONA) sont représentés dans toutes les institutions susmentionnées. De ce fait, aucun parti ne peut planifier un génocide sans être soutenu par les autres. Or, tout le monde le sait - bien qu’ils travaillent ensemble dans la gouvernance du pays, ces trois partis ne forment pas un groupe homogène.

Donc, vu que tout le monde est inclus dans la gouvernance du Burundi, il me paraît nécessaire de demander aux Burundais (femmes et hommes, Hutus, Tutsis et Twas, adultes, jeunes et enfants, politiciens et sociétés civiles, paysans et citadins) de se mettre débout et dire «non à l’invasion de mon pays». Le peuple libyen n’a pas su comment apprécier ce qu’il avait – le Président Mouammar Kadhafi. Par conséquent, il n’a pas dit «non à l’invasion de mon pays». Ainsi, son territoire est devenu un terrain des grenades et des bombes, depuis février 2011. Et la victime ? Le peuple libyen parmi lequel il y a ceux qui ont aidé les occidentaux à renverser le pouvoir de celui qu’ils croyaient être un Présidentdictateur- Mouammar Kadhafi.Quand la guerre a commencé en 2011, l’objectif mentionné officiellement était de renverser le pouvoir d'undictateur. Cedictateurfut assassiné en octobre de la même année mais jusqu’à date, le Conseil national de transition n’a pas de victoire. Si le déclanchement de la guerre en Libye était pour faire respecter le droit de l’homme et assurer la sécurité de tous les Libyens, le but n’est pas atteint car, le peuple libyen vit dans l’insécurité causée par les conflits de différents groupes djihadistes. Il s’agit de ce que les auteurs Linhardt et de Bellaing (2014 :12) appellent la « démonopolisation de la guerre » qui est caractérisée par « la présence sur les théâtres d’affrontement de belligérants qui n’appartiennent à aucune troupe régulièrement constituée, mais à des groupes, plus ou moins formels et organisés, plus ou moins mobiles et éphémères, plus ou moins politisés ou criminels, composés de rebelles, de partisans, de miliciens, d’activistes, de terroristes ou de Mercenaires, aux loyautés sociales et politiques qui les placent en décalage et en opposition aux États, et employant des moyens de combat dont le spectre va des plus conventionnels aux plus répréhensibles ». Non seulement que le peuple Libyen vit dans l’incertitude, son territoire est devenu une passoire des immigrants vers l’Europe. Certains de ces immigrants meurent dans les bateaux qui sombrent en mer, en cherchant l’exil vers les pays européens dont la plupart d’eux ne veulent rien savoir d’eux. D’autres, après avoir socialisé avec les poissons pendant quelques années, ils sont secourus par les marins. Ceux-ci les remettent dans les mains des autorités qui finissent par, parfois, les renvoyer dans leurs pays d’origine. Si le peuple libyen avait dit «non à l’invasion de mon pays », peut-être qu’il serait épargné de ce cauchemar théâtral.

La guerre en Syrie est un autre cas qui devrait servir d’exemple au peuple burundais. En 2011 le conflit syrien a commencé entre les forces gouvernementales du régime Bachar al-Assad et les manifestants qui réclamaient la démocratie. Ces derniers sont devenus les rebelles regroupés au sein de l’armée syrienne libre (ASL). Je dois rappeler que de ce désordre qu’a pu naître l’État islamiste communément appelé ISIS qui occupe présentement une partie du territoire syrien. Au début du conflit, ASL était soutenue et entretenue par des acteurs externes dans un contexte du contrôle régional, géopolitique et géostratégique. Ces acteurs sont l’Arabie Saoudite, le Katar, les Émirats arabes Unies, les États-Unis, la Turquie et l’Israël. L’armée nationale était soutenue par le Hezbollah libanais, la Chine, la Russie, et l’Iran. La Chine et la Russie appuient la Syrie de Bachar pour empêcher que le printemps arabe arrive chez eux dans le futur. Aussi, les deux pays sont traditionnellement opposés à toute ingérence étrangère dans les conflits nationaux. Les intérêts géopolitiques et militaires se trouvent derrière les motivations de chaque acteur impliqué. D’abord, il convient de rappeler que la Russie n’a pas beaucoup d’alliés dans le monde arabe. De ce fait, on sous-entend que si Bachar échoue, la Russie perdrait un grand allié politique et militaire de la région. Ensuite, il faut souligner que la Russie a une base militaire en Syrie. Afin, il ne faut pas oublier que l’échec de Bachar serait aussi une perte stratégique de la Russie, au niveau du Conseil de sécurité de Nations unies. De son côté, la Chine appuie la Russie car cette première aurait besoin de la deuxième, une fois ses intérêts sont menacés sur la scène internationale. En 2014, les principaux acteurs qui ont soutenu la guerre en Syrie (les États-Unis) ont appelé leurs alliés parmi lesquels il y a la France, pour lutter contre ISIS. C’est la coalition contre l'État islamique. Ceux qui se souviennent des attentatsterroristes du 13 novembre 2015 à Paris savent que ces attaques ont été téléguidées à partir de l’État islamiste ! Il s’agit de l’échec de la gouvernance mondiale. Pour plus d’informations sur la sécurité mondiale, Professeur Chossudovsky donne quelques informations (https://www.youtube.com/watch?v=34j2Rf-IvJQ).

Où est le peuple syrien dans tout ça ? Une partie est dans les camps de réfugiés au Liban et en Turquie, une petite minorité a eu la chance d’entrer au Canada, une autre est tenue captive par ISIS tandis que le reste est sous le contrôle du Président Bachar. En réalité, qui s’occupe des misères des Syriens ? L’Arabie Saoudite ? Le Katar ? La Chine ? Les Émirats arabes Unies ? La Turquie ? Les États-Unis ? La Russie ? L’Iran ? La Grande Bretagne ? La France ? Ou bien, l’Israël ? Qu’en est-il de la Libye en 2016 ? Où sont les pays qui ont soutenu la chute de Mouammar Kadhafi ? Que disent-ils de l’instabilité du peuple libyen ? De l’endettement qui commence à peser lourd sur la Libye après le départ d’undictateurKadhafi ? Et, qui est la vraie victime dans tout ? Le peuple libyen. Si en 2011 les Libyens et les Syriens avaient dit «non à l’invasion de mon pays », peut-être qu’un bon nombre de misère leur serait épargné.

Que le peuple burundais comprenne le fonctionnement de la gouvernance mondiale et de la mondialisation de la guerre et qu’il dise «non à l’invasion de mon pays». Que ce peuple cherche et trouve la solution durable à ses problèmes sans se fier du soutien des étrangers car ces derniers n’ont que des intérêts à défendre et non des relations à bâtir ni à développer. Dans la gouvernance mondiale, les intérêts prônent avant tout ! C’est dans ce sens que la mondialisation de la guerre est motivée par les intérêts, et, les grandes entreprises d’armes se font des affaires d’or à partir des guerres ici et là. Et les victimes ? Vous avez la réponse. Que chaque burundais dise «non à l’invasion de mon pays».

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Les membres du conseil de sécurité des Nations Unies ébahis par le calme et l'accueil chaleureux des burundais.

DIPLOMATIE

@Burundibwiza.com mise à jour, le 22.01.2016 ( B-24 )


Pour ceux qui suivent l'actualité burundaise à travers certains médias belges et français, pour ceux qui suivent les agitations de certains personnalités politiques belges à propos de la situation burundaise, pour ceux qui suivent ce qui se passe sur les réseaux sociaux sur le Burundi, l'heure de vérité a sonné, elle a sonné depuis que les membres du conseil de sécurité des Nations Unies sont sur terrain pour s'en quérir de la réelle situation qui y prévaut. 

De leur descente d'avion, ils ont trouvé les burundais souriants, accueillants et calmes, ils ont serré la main aux imbonerakure qu'on présentait comme de monstres. En contemplant les rives du lac Tanganyika, dans un hôtel aux abords de la plage, les membres du conseil de sécurité des Nations-Unies ont savouré la fraîcheur du vent non pollué de Bujumbura. Certains d'entre eux qui n'avaient jamais mis le pied sur le sol burundais n'en reviennent pas. Ils croyaient que le Burundi, c'est l'enfer, ils croyaient que les burundais sont malheureux, que les batutsi vivent dans la cachette de peur d'être tué, ils croyaient que les rebelles contrôlent une partie de Bujumbura bref, ils croyaient au pire pure. Hélas. C'est la honte dans les rangs des insurgés, c'est le ridicule dans les rédactions de certains médias occidentaux, l'humiliation totale chez les belges Louis Michel et Bernard Maingain. Tout ce monde qui présente le Burundi comme un enfer sont bouche-bée. 

Certes la sécurité n'est pas totale à 100%, justement parce que les armes à feu sont encore entendus dans quarte quartiers contestataires de Bujumbura mais, rien à signaler dans le reste du territoire national. C'est comme la Belgique avec sa commune de Molenbeek-Saint-Jean, et c'est pas pour autant que les belges sentent le besoin des troupes étrangères. Qu'à cela ne tienne, le Burundi ne sombrera pas. Les images de liesse des hutus et des tutsi pour accueillir ces missionnaires de l'ONU le prouvent. Les mensonges du génocide en préparation que les opposants mettent en avant n'a pour d'autres objectifs que d'en profiter pour déstabiliser les institutions démocratiquement élus. Ils n'ont pas d'accise au niveau de la population burundaise, ils ont peur des élections et c'est compréhensible qu'ils se déchaînent en tentant tous les coups mêmes les suicides. Quoi d'étonnant d'entendre ici et là des déclarations fantaisistes de rébellions formées, juste pour espérer être convié aux négociations!  Mais le plus cynique c'est le Général Niyombare Godefroid qui va diriger une rébellion à partir de l'au-delà. C'est Un Fantômas!

Nous espérons que le gouvernement du Burundi va redoubler d'effort pour sécuriser sa population, et surtout continuer à montrer sa bonne fois de dialoguer avec tous les burundais de toutes les sensibilités pour ne pas donner une brèche aux détracteurs. A tous ceux qui ont encore les illusions que Nkurunziza Pierre est fini, ils ont encore du pain sur la planche jusqu'en 2020. Un diplomate onusien a dit recensement que la question du départ de Nkurunziza Pierre ne se pose plus, il est le président et il le reste, que c'est plutôt la question de la sécurité de la population burundaise qui se pose. Et moi quand je disais que le Burundi a de la chance, un croyant m'a interpellé et m'a dit " non c'est pas la chance, c'est la main du Seigneur, Dieu Tout puissant que les puissances occidentales, qui veuille sur le Burundi ". IN GOD, WE CAN.
 

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Toute résolution ou recommandation du Conseil de Sécurité de l’ONU devrait nécessairement impliquer le Rwanda.

DIPLOMATIE

@Burundibwiza.com mise à jour, le 22.01.2016 ( B-24 )

Par Twagiramungu

Bujumura : Les Ambassadeurs Albert Shingiro et Samantha Power

Selon plusieurs médias, certains diplomates à l’ONU, qui soutiennent la rébellion burundaise, « craignent que, si la crise échappe à tout contrôle, le Rwanda ne soit tenté d’intervenir, au risque de déclencher un conflit régional ». !

Il convient de rappeler que le Conseil de Sécurité avait adopté à l’unanimité, en novembre 2015, une résolution condamnant la violence au Burundi et appelant l’ONU à renforcer sa présence dans le pays si la situation devait se dégrader. Au Conseil de Sécurité, la Russie, la Chine, l’Egypte, l’Angola et le Venezuela soutiennent que le Président NKURUNZIZA a été élu légalement et démocratiquement. Ils s’opposent légitimement au plan de déstabilisation du Burundi visant à s’accaparer des richesses naturelles de ce pays dont certaines sont déjà en cours d’exploitation par les Russes. Pour ces pays, « C’est aux Burundais eux-mêmes » d’organiser un dialogue et « le Conseil de Sécurité ne poussera pas le gouvernement burundais à partager le pouvoir », a affirmé le représentant permanent adjoint russe Peter Iliichev. Il faut noter que l’idéal démocratique avancé par les pays qui soutiennent la rébellion burundaise ne convainc personne dans la mesure où ces Etats soutiennent en même temps le dictateur ougandais Yoweri MUSEVENI qui a changé la Constitution de son pays et qui brigue un 7ème mandat ainsi que le Président rwandais Paul KAGAME qui vient de faire modifier la Constitution pour régner comme Président à vie alors que le Président burundais n’a pas changé la Constitution de son pays et est prêt à partir en 2020 à l’issue de son deuxième mandat au suffrage universel.

Manifestation à Bujumbura à l’occasion de l’arrivée de la délégation du Conseil de Sécurité, le 21 janv. 16

Selon des sources crédibles, la mission du Conseil de Sécurité dépêchée au Burundi du 21 au 22 janvier 2016 devrait contraindre le gouvernement burundais à admettre au minimum:

– L’envoi d’une commission d’enquête internationale sur les violations des Droits de l’homme dont est accusé le régime notamment les exécutions extrajudiciaires, les viols collectifs et l’existence des fosses communes;

– Le déploiement d’une force de l’UA (Union africaine) comme envisagée, même réduite et qui aurait dans ses missions aussi de « surveiller » la frontière entre le Rwanda et le Burundi pour rassurer ce dernier .

Ce diktat que tentent d’imposer les USA à travers son Ambassadrice Samantha Power montre encore une fois, s’il en était besoin, que la « Communauté internationale » n’est pas préoccupée par la situation sécuritaire au Burundi et dans la région mais plutôt est occupée à protéger et à légitimer les violations du droit international que commet un régime guerrier, dictatorial et expansionniste installé au Rwanda depuis 1994.

En effet, le Burundi n’a cessé de crier pour dénoncer les actes de déstabilisation venant du Rwanda en fournissant des preuves irréfutables du recrutement, armement et entraînement des rebelles burundais par le Rwanda. Il a demandé en vain que ces actes soient condamnés. Il a adressé ces doléances à la CIGRL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs), à l’UA et à l’ONU (Organisation des nations unies), mais aucune de ces instances n’a osé demander qu’une commission d’enquête internationale soit envoyée dans la région pour enquêter sur ces faits, pour la simple raison que le Rwanda s’y opposait. Paul KAGAME a traité avec mépris la décision de la CIGRL d’envoyer au Rwanda une mission militaire de vérification. Et voici que sur base de fausses informations fournies par ceux-là même qui sèment l’insécurité au Burundi et transmises à leurs protecteurs occidentaux qui les relaient dans les grands médias acquis à leur cause ( faux témoignages, vidéos prises il y a des années dans d’autres pays et présentées comme montrant ce qui se passe actuellement au Burundi, …), les États-Unis exigent la mise en place « sans conditions » d’une commission internationale pour enquêter sur ces accusations qui accablent le gouvernement burundais.

En toute logique, puisque la menace militaire contre le Burundi provient du Rwanda et que les escadrons de la mort qui tuent les citoyens burundais pour avoir de quoi accuser le gouvernement en vue de l’envoie de la MAPROBU ( Mission Africaine de Prévention et de Protection au Burundi), un véritable « cheval de Troie de la rébellion burundaise et une vraie tête de pont soutenue par le Rwanda », des troupes militaires devraient d’abord être envoyées au Rwanda pour neutraliser la menace et permettre le retour des réfugiés qui pourraient participer au dialogue national en cours.

C’est pourquoi, on ne peut pas comprendre l’acharnement de cette « communauté internationale » à vouloir à tout prix déployer une force de cinq mille hommes sous prétexte que quatre quartiers de la capitale Bujumbura sont sporadiquement secoués par des actes terroristes ». S’il ne s’agit pas d’un agenda caché, il faudrait d’abord identifier les auteurs de ces actes et les condamner; donner si c’est nécessaire, les moyens aux forces de sécurité du Burundi pour les juguler avant d’envisager un déploiement d’une force étrangère. Mais, comme toutes les tentatives d’opérations militaires par la rébellion contre le Burundi ont échoué grâce à la composition multiethnique équilibrée de son armée, les commanditaires occidentaux de la déstabilisation du Burundi ont besoin de la MAPROBU pour piéger le régime et le chasser militairement grâce au soutien qui serait accordé à la rébellion sur le terrain.

Enfin, l’argument « massue » que veulent donner ces commanditaires à l’UA pour envahir « légalement » le Burundi serait que si la situation devrait s’aggraver, le Rwanda pourrait intervenir militairement, ce qui risquerait d’embraser toute la région. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cette « communauté internationale » connait bien celui qui menace la paix internationale dans la région et le désigne clairement: le Rwanda. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies censé veiller à la paix dans le monde, au lieu de sévir contre une puissance qui est potentiellement nuisible et qui envisage ouvertement d’envahir le Burundi et ainsi embraser la région, et bien curieusement certains membres de ce Conseil de Sécurité se rabattent sur l’actuelle et future victime du Rwanda en lui imposant de renoncer à sa dignité et à une parcelle de sa souveraineté pour  » calmer » le belliqueux Rwanda.

C’est le monde à l’envers! Aussi, considérons-nous que toute résolution ou recommandation que le Conseil de Sécurité de l’ONU prendra sur la situation au Burundi devrait nécessairement impliquer le Rwanda.

Par Maître Innocent Twagiramungu

​Avocat au Barreau de Bruxelles, Maître Innocent Twagiramungu suit de près la politique internationale en général. Il s’intéresse particulièrement à la « région des grands lacs africains ». C’est avec un œil critique et en toute liberté qu’il s’exprime régulièrement dans les médias ou encore sur les « réseaux sociaux », sans oublier le forum DHR (Democracy and Human Rigths) qu’il a fondé en 2002 et qui compte actuellement plus de 4500 membres.

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